Construire un puits

L’ASSOFRANI n’est composée que de bénévoles, tant en France qu’au Niger. Lorsque des délégations se rendent sur place, ce sont les adhérents qui payent leur billet d’avion, vaccins, visa, médicaments, hébergement, etc. Et comme l’association intervient directement dans les villages, sans intermédiaire, entre 90 et 95 % de notre budget annuel est investi dans les programmes de puits. Le reste représente quelques frais de mission au Niger (essentiellement le carburant pour se rendre en brousse voir les projets), l’achat d’artisanat, et, en France, les frais bancaires de virement international, la Sacem et l’achat de boissons lors de concerts, ainsi que quelques dizaines de timbres par an. (voir illustration)

Les étapes de construction d’un puits :

Nos vidéos :
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Pourquoi des puits et pas des forages?
L’Assofrani a choisi le fonçage de puits traditionnels, plutôt que des forages, pour cinq raisons précises :
– La première est qu’avec un forage, comme les pompes à roues ou à leviers, une seule femme peut se servir à la fois, au lieu de quatre avec un puits classique. Les femmes rassemblées se retrouvent autour du puits qui conserve ainsi le lien social.
– Bien souvent, avec un forage l’eau devient payante. Avec nos puits, l’eau reste en accès libre, aussi bien pour les villageois que pour les gens de passage et les troupeaux d’animaux.
– Ensuite, un forage nécessite un entretien, certes minimum, mais les nombreuses têtes de forages abandonnées croisées en brousse démontrent la fragilité sur le moyen terme alors qu’un puits traditionnel dure plus de 50 ans quasiment sans entretien.
– De plus, le coût d’un forage est environ quatre fois plus élevé que celui d’un puits villageois. Avec ce choix et les mêmes moyens financiers, quatre fois plus de villages peuvent avoir accès à l’eau.
– Enfin, un forage est toujours réalisé par « les blancs ». C’est donc à eux de s’en occuper. Tandis que là, les villageois participent activement au chantier. Ils doivent amener l’eau, le sable, les graviers et les pierres pour confectionner la margelle et les buses en béton. Ils fournissent également la main d’œuvre non qualifiée pour pelleter, brouetter, remonter les gravats, etc. Au bout du compte, le puits devient « leur » puits et ils en prennent soin.